Ce sont près de 400 personnes qui se sont rendues devant le Ministère de la Santé à Madrid le 18 juillet dernier, pour faire part de leur mécontentement. Depuis la fermeture des cliniques dentaires low cost iDental, ces patients se retrouvent aujourd’hui dans des situations très délicates et réclament l’intervention du gouvernement.
Scandant des slogans tels que « iDental en prison », « iDental, fraude nationale », les patients attendent de pouvoir récupérer leur dossier médical et espèrent des conseils juridiques gratuits pour obtenir réparation.
Un informe encargado a una agencia de detectives por el Consejo de Dentistas de España señala que el entramado de sociedades creadas en torno a iDental se tejió para « prevenir y minimizar posibles riesgos » https://t.co/BaqLVdQ3dg
— EL PAÍS España (@elpais_espana) 23 juillet 2018
Le gouvernement espagnol dit étudier toutes les solutions possibles (médicales et financières) et une demande d’enquête a été soumise au Bureau du Procureur.
Centenares de afectados por la estafa de iDental protestan ante el Ministerio de Sanidad https://t.co/nIzblW6eYc pic.twitter.com/d7LrttMujv
— Informativos Telecinco (@informativost5) 18 juillet 2018
En attendant, certains patients qui ont emprunté beaucoup d’argent pour se soigner, ne peuvent même plus faire face à leurs dépenses quotidiennes. Démarchés par des publicités racoleuses (de type implant à partir de 200 €), ils ont cru pouvoir se soigner à moindre coûts, mais la réalité est bien différente de leurs espoirs passés. Aujourd’hui, ils sont pressés par les établissements financiers de rembourser des soins qu’ils n’ont même pas reçus.
IDental n’est pas le premier scandale sanitaire à éclater dans le secteur dentaire en Espagne. Ce pays voisin a déjà connu d’autres crises. En 2016, déjà, l’ancien patron du groupe Funnydent était arrêté et ses neuf cliniques dentaires low-cost fermées, laissant plus de 2 000 patients dans le désarroi. Quelques mois plus tard, c’est la direction des cliniques dentaires Vitaldent qui est traînée devant les tribunaux pour fraude fiscale et blanchiment d’argent…
Interviewé par la CNSD, Juan Carlos Llodra, directeur exécutif du Conseil de l’Ordre des chirurgiens-dentistes en Espagne, parle de « scandale plus vaste » : « Au sein du Conseil de l’Ordre des chirurgiens-dentistes et à travers l’association Adafi – créée expressément par les patients concernés -, nous avons recueilli plus de 100 000 plaintes de patients d’iDental et cela devrait encore augmenter dans les semaines à venir. »
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