Un dentiste aurait fait exercer en son nom et en toute illégalité des confrères du Portugal. Une enquête est en cours.
La question parlementaire de Sylvie Andrich-Duval (CSV) adressée à la ministre de la Santé, Lydia Mutsch (LSAP), a de quoi interpeller. Selon la députée, «des médecins sans autorisation exerceraient dans des cabinets de confrères autorisés». L’élue évoque de possibles «travaux au noir».
Après enquête de L’essentiel, il s’avère qu’un seul cas de ce type a été identifié par le Collège médical, la plus haute autorité en matière de déontologie pour les médecins du pays. Un médecin-dentiste aurait en effet fait travailler en toute illégalité des dentistes portugais qui facturaient ensuite en son nom.
Examens en cours
La supercherie aurait duré au moins un an. Saisi de l’affaire, le Collège médical en a référé à la justice. Une enquête a été lancée et les investigations se poursuivent. D’après la loi, ce type de pratique est considéré comme un «exercice illégal de la médecine». Selon la qualification retenue, les peines peuvent aller de 500 euros à 200 000 euros d’amende et de huit jours à un an d’emprisonnement.
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