Alors que le juge d’instruction avait ordonné un non-lieu dans l’enquête sur la mort de Théo, 7 ans, le 18 juillet 2012, dans un cabinet dentaire de Douai, la cour d’appel vient d’ordonner la mise en examen de la dentiste.
1. Les faits
Le 18 juillet 2012, vers 11 heures, Théo, 7 ans, passe une radio dans un cabinet dentaire du centre-ville de Douai. Le garçon, qui est en famille d’accueil et scolarisé dans un institut médico-éducatif, fréquente habituellement le cabinet pour soigner des caries.
Le drame s’est produit au moment d’un examen radiologique. Théo est debout, doit placer ses incisives sur une réglette autour de laquelle est enfilé, par mesure d’hygiène, un doigtier en latex. La dentiste est derrière une vitre quand Théo, comme angoissé, aurait reculé le menton, obligeant le praticien à stopper l’examen. C’est à ce moment-là que le garçon a pâli, fait un malaise et s’est retrouvé en arrêt cardio-ventilatoire quelques minutes plus tard. Malgré les efforts de la dentiste et de son collègue, puis des sapeurs-pompiers et du SMUR, Théo est décédé.
2 Le débat juridique autour de l’homicide involontaire
Le lendemain du drame, le parquet a ouvert une information judiciaire contre X pour homicide involontaire. L’autopsie a révélé que Théo avait avalé le doigtier en latex et qu’il était décédé des suites d’« une asphyxie mécanique par obstruction » des voies respiratoires.
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