Une erreur médicale grave, puis une erreur administrative importante. Le moins que l’on puisse écrire, c’est que ce patient du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice n’a vraiment pas eu de chance.
En 2002, Alain D. est hospitalisé pour se faire arracher des dents, en prévision de la pose d’implants. Il est alors frappé par une méningite bactérienne, qui conduira à l’amputation de sa jambe gauche.
De débats en expertises, il sera établi et admis que des «lacunes au service des urgences ont retardé les soins nécessaires pour limiter l’infection».
La procédure d’indemnisation du patient, en réparation des préjudices imputables à la faute commise par le CHU, a été définitivement validée par le conseil d’État le 4 mars dernier, qui a fixé l’indemnité due par l’hôpital à 389.787 €.
Le problème, c’est que pour parvenir à cette somme, le conseil d’État a retranché par erreur 50.000 € du montant dû par le CHU, en mélangeant des sommes avancées avant son arrêt.
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