Études dentaires : Le Numerus Clausus sera supprimé à la rentrée 2020

A compter de la rentrée 2020, les universités décideront elles-mêmes, des capacités d’accueil en 2ème, 3ème et 4ème années des études de santé (médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique), mettant fin au « numerus clausus » fixé par l’Etat.

Depuis 1971, le numerus clausus, déterminé par arrêté ministériel, fixe le nombre d’étudiants pouvant être admis en deuxième année. Un concours permet aux étudiants d’accéder au nombre restreint de places à pourvoir. Ce système est très sélectif : seul un candidat sur sept, passerait le cap de la première année.

Mais voici une nouvelle qui devrait ravir les futurs candidats aux études de santé : Agnès Buzyn a annoncé le 10 janvier dernier, dans le cadre de son projet loi santé, « la fin du numerus clausus ». Le texte « relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé » devrait être transmis au Parlement avant l’été ; la Ministre souhaitant qu’il soit examiné « en urgence ».

Les Universités décideront elles-mêmes, des capacités d’accueil

Dès la rentrée 2020le nombre de places proposées en 2ème, 3ème et 4ème années des études de santé sera « déterminé par les universités ». 

Il tiendra compte des « objectifs d’admission en première année du deuxième cycle », qui seront aussi « arrêtés par l’université », mais « sur avis conforme de l’agence régionale de santé » et « au regard d’objectifs nationaux pluriannuels ».

En résumé, pour qu’un étudiant puisse passer en 2èmeou en 3èmeannée, il devra « valider un parcours de formation antérieur et réussir des épreuves » dont le contenu sera détaillé par un décret.

Par ailleurs, les universités fixeront leurs propres « objectifs d’admission » en 4èmeannée mais toujours « sous contrôle du ministère ». Enfin, il n’y a aura plus de classement pour entrer en internat. Les futurs externes, qui débuteront leur 4e année à la rentrée 2019, devront obtenir « une note minimale à des épreuves permettant d’établir acquis les connaissances et compétences suffisantes » pour accéder au troisième cycle. Et « les modalités de répartition des postes ouverts » et « d’affectation » de ces étudiants seront modifiées par décret.

L’objectif de cette réforme ? Selon Agnès Buzyn, elle devra ”permettre l’accès à ces études à partir de voies diversifiées”, même si ”l’ensemble du processus demeurera exigeant et sélectif”. Elle devrait aussi aider à éradiquer les déserts médicaux en augmentant le nombre de nouveaux médecins diplômés.

Les études santé bientôt accessibles « à partir de voies diversifiées »

Ainsi, il serait peut-être bientôt possible, de rejoindre un cursus santé, soit à partir d’une première année d’études de santé (dit « portail santé »), d’une première année de licence (avec éventuellement une « mineure santé »), après un master (ou diplôme équivalent), ou encore après une expérience professionnelle dans le domaine de la santé. 

Concrètement, les premiers élèves qui pourraient bénéficier de cette réforme, sont ceux qui entreront en terminale en septembre 2019.

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