Cette technique basée sur les protéines-mêmes qui « construisent » la dent, développée par une équipe de l’Université de Washington (UW) permettrait de réparer et reconstruire l’émail dentaire et traiter les caries sans passer par les traitements dentaires actuels, lourds et coûteux. Un nouveau composite, ou un nouveau dentifrice préventif ? présentés dans la revue ACS Biomaterials Science and Engineering, illustreront bientôt cette alternative aux soins actuels : la reminéralisation guidée par les peptides.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, les caries dentaires touchent presque tous les groupes d’âge et sont associées à d’autres problèmes de santé. Les dépenses de santé liées à leur traitement et aux affections connexes représentent un fardeau économique élevé pour les systèmes de santé. La carie est le résultat d’une déminéralisation de l’émail dentaire par l’acide, sous-produit du métabolisme du sucre et d’autres hydrates de carbone fermentescibles par les bactéries, dans les environnements oraux. Si la carie dentaire est relativement « inoffensive » dans les premiers stades, une fois que la cavité progresse à travers l’émail de la dent, en l’absence de traitement, la carie dentaire peut entraîner la perte de la dent. Avec des conséquences néfastes sur les dents restantes et les tissus de soutien, et sur la santé générale du patient, et son alimentation.

Certes, une bonne hygiène buccale est la meilleure des préventions : le brossage et le fil dentaire, les brossettes et globalement la sensibilisation à l’hygiène buccodentaire ont permis de réduire considérablement l’impact come l’incidence des caries. Cependant, certains groupes socio-économiques en souffrent de manière disproportionnée et selon les CDC américains, la prévalence des caries dentaires chez les Américains serait à nouveau à la hausse.
Or il existe des protéines naturelles productrices de tissu dentaire, dont on peut s’inspirer : Cette équipe a capturé ainsi, une des protéines naturelles qui participent à la formation des dents, l’amélogénine, essentielle à la formation de l’émail de la couronne
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