Une bactérie buccale à l’origine de la maladie d’Alzheimer ?

Chemist at work

Un pathogène bucco-dentaire, Porphyromonas gingivalis, est impliqué dans le déclenchement d’une neuropathologie de type Alzheimer, chez la souris du moins.

 

A l’Université de l’Illinois à Chicago (Etats-Unis), on a fait une étonnante découverte. Dans un article publié dans la revue PLOS One des chercheurs, menés par la professeure Keiko Watanabe, du College de dentisterie, expliquent le lien qu’ils ont trouvé entre un agent pathogène bucco-dentaire, au rôle majeur dans le déclenchement de parodontites – inflammation buccale qui détruit la gencive et les os porteurs des dents – et une neuropathologie de type Alzheimer.

De précédentes études avaient déjà montré par le passé que la maladie parodontale était étroitement associée au trouble cognitif. Par exemple en 2011, le Columbia University Medical Center (New-York, Etats-Unis) avait trouvé une association entre la présence d’une parodontie et des troubles de la mémoire et du calcul chez des séniors. Une étude de l’Université National Yang Ming de Taïpei (Taïwan) trouvait, elle, une association entre une bonne fonction cognitive et un faible niveau de parodontie. De plus, des études chez des modèles animaux de parodonties et des analyses de tissus cérébraux postmortem de malades d’Alzheimer ont suggéré fortement qu’une bactérie pathogène bucco-dentaire, Porphyromonas gingivalis ou ses produits, pouvait être transférée au cerveau.

 

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