A l’hôpital, on retire notamment les prothèses dentaires amovibles lorsque l’on doit intuber un patient et, en maison de retraite le personnel les emporte régulièrement, le temps de les nettoyer.
Ainsi à Brest, le Centre Hospitalier Universitaire a été récemment condamné à rembourser non seulement les frais dentaires d’un patient dont la prothèse a été égarée lors de son intubation, mais également 500 euros au titre de préjudice moral et 300 euros pour le « déficit fonctionnel temporaire » (plus de détails dans cet article). De la même façon, en 2010, le tribunal administratif de Melun avait relevé une faute dans l’organisation d’un hôpital de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, après la perte de la prothèse d’une patiente (voir l’article). Autant de préjudices et de frais qui pourraient être facilement évités si toutes ces prothèses amovibles bénéficiaient d’un marquage au moment de leur conception.
En Nouvelle Aquitaine, le docteur Fournier, chirurgien-dentiste et Président du réseau EHPADENT a mis en place une initiative de gravage des prothèses dentaires des résidents en EHPAD qui sont suivis par le réseau. Selon lui, les bénéfices du marquage des prothèses dentaires sont évidents, d’autant que le coût de cet acte est vraiment faible par rapport au prix d’une prothèse.
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