Les résultats de l’étude conduite par le cabinet de conseil Asterès ont été communiqués le 4 octobre dernier. Cette enquête porte sur une analyse de de 95 163 devis dentaires reçus par Santéclair (tous comprenant un reste à charge). Créant le buzz ces derniers jours, nous avons souhaité regarder de plus près ce qu’elle révèle.
Tout d’abord, elle aurait permis d’observer une réduction moyenne des prix de 19% au sein du réseau relativement aux prestataires hors réseau, à plans de soins et matériaux comparables. Hors réseau, le devis moyen s’établirait à 1 791 euros, contre 1 447 euros au sein du réseau.
Le reste à charge moyen passerait ainsi de 894 euros hors réseau à 551 euros dans le réseau, soit une baisse de 38%, ou encore une économie de 343 euros pour les assurés (voir tableau, page suivante). Pour près d’un devis sur dix (8,4%), le passage dans le réseau permettrait d’annuler la totalité́ du reste à charge.

Par ailleurs, non contente « d’uniquement valoriser les économies importantes » que réaliseraient les patients et les complémentaires grâce aux réseaux de soins, cette étude tend également à démontrer que ces derniers permettraient une amélioration de la qualité de soins en France.
Asterès explique en effet que les réseaux de soins mettent en place des niveaux de contrôle permettant d’encadrer les professionnels de santé (sélection à l’entrée du réseau des chirurgiens-dentistes, contrôle à priori des plans de traitement, contrôle à postériori pour détecter d’éventuelles pratiques frauduleuses, enquête de satisfaction auprès des assurés…).
Mais alors, peut-on vraiment se baser sur les résultats de cette étude pour faire avancer les choses ? Est-elle vraiment objective ? Cette dernière question est d’autant plus légitime lorsqu’on apprend que le commanditaire de cette étude – l’Observatoire citoyen du reste à charge – a été en réalité créé par le Collectif Inter associatif Sur la Santé (CISS), le magazine 60 millions de consommateurs et… le réseau de soins Santéclair !
Dans un communiqué de presse du 5 Octobre, le syndicat CNSD s’insurge contre « l’atteinte aux libertés fondamentales des patients qui se met inéluctablement en place sous couvert d’amélioration de l’accès de soins […] La baisse artificielle des tarifs de soins ne se fait pas sans dégâts. La preuve en a été apportée par le scandale Dentexia, low-cost qui a lésé des milliers de patients. C’est une démarche comparable qui guide les plateformes qui vendent chèrement leurs services aux assureurs complémentaires en leur promettant une maîtrise des coûts.
Au final, le constat est sans appel : les pratiques de plateformes dénommées « réseaux de soins » remettent fondamentalement en cause :
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