Les victimes du désastre de Dentexia, le réseau de soins dentaires low cost, réunies en collectif viennent de faire parvenir une nouvelle lettre d’appel au ministre de la santé pour rappeler leur détresse. Le ministère a chargé l’IGAS de faire une enquête pour évaluer les besoins de soins et l’indemnisation du préjudice. Rappelons les faits. Autorisés par la loi hôpital de 2009 dans le but officiel de faire baisser des prix considérés comme trop élevés, de nombreux réseaux low cost se sont implantés en France avec les promesses de faire chuter les prix des prothèses dentaires.
Ouvert en 2011, la chaîne Dentexia avait la particularité de pratiquer des prix bien plus faibles que les dentistes traditionnels mais de faire payer d’avance l’ensemble des soins acceptés sur devis et de proposer des crédits bancaires pour financer ces soins pouvant se monter à plusieurs milliers d’euros. Elle employait des dentistes salariés et était spécialisée essentiellement dans les gros travaux d’implantologie au détriment des soins classiques de détartrage et de traitement des caries peu ou pas rentables.
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