« Je n’en pouvais plus d’attendre. À chaque fois, les promesses faites ont été repoussées. À huit ou neuf reprises, on m’a assuré que j’aurais un poste de praticien hospitalier… Là, ma direction me lâche : Peut-être en septembre. »
Ajmal Panchoo, le dentiste des polyhandicapés a les crocs. Il vient de jeter le gant. Épuisé par un investissement humain colossal « sans retour ». « J’ai envoyé une lettre de démission dans laquelle je m’interroge sur les valeurs de l’hôpital public. » Le service qu’il tenait à bout de bras pour près de… 400 euros d’émoluments mensuels est restructuré.
Ajmal Panchoo y accueillait des personnes lourdement handicapées. Y formait des étudiants. Il était le seul en France à assurer des soins sans recourir systématiquement à l’anesthésie générale. Outre l’approche singulière, « centrée sur le patient », les économies réalisées par la Sécurité sociale étaient substantielles.
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