La Tribune a fêté ses 30 ans en 2015. A cette occasion, sa rédaction a imaginé ce que pourrait être la médecine de 2045 en se projetant dans le futur.

 

Le 3 octobre 2045 : Solène Maritour, la ministre de la santé prédictive, veut dérembourser totalement à partir de 2050 les principales maladies mortelles. Selon ce projet controversé, l’alliance du séquençage ADN gratuit, des capteurs connectés et des nouvelles normes médicales (parcours de santé préventif, auquel va s’ajouter un parcours bien-être) obligatoires permettent à chacun d’être responsable de ne pas tomber malade.

La décision du ministère peut surprendre, car le déficit de l’assurance maladie universelle est prévu en baisse de 10 % pour l’année 2045. Mais, à 116 milliards d’euros, il creuse désormais trop la dette de la Cades, qui est notée en catégorie « Junk Bonds ». L’exécutif veut provoquer un électrochoc en accélérant la tendance déjà à l’oeuvre avec le développement de la médecine préventive. «Depuis maintenant une vingtaine d’années, il est possible de détecter si un patient va développer des maladies mortelles et les soins préventifs ad hoc atteignent la pleine efficacité depuis dix ans», serine la ministre de la Santé Prédictive, Solène Maritour, pour justifier son choix.

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Crédit photo : La Tribune

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